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Je me souviens...

Un portrait des souvenirs qui m'ont amené à m'exprimer!

BJ
Biche JoutelMembre de Masse Critique
4 min
10 mars 2026

Je me souviens de la première fois que je me suis libérée d’une routine plate, subir mes déplacements, au lieu de les vivre pleinement.


Je me souviens quand mon vélo est devenu mon mode de transport préféré, il y a déjà longtemps.


Je me souviens de la première fois que j’ai fait du vélo d’hiver et cette amour folle de sentir les éléments extrêmes, de respirer l’air glaciale, d’écouter les oiseaux, de voir la neige qui décore les branches d'arbres, de savourer les levées et couchées de soleil à l’horizon... et oui, ne plus sentir mes doigts, déraper parfois dangereusement, pédaler contre le vent, contre la tempête… me sentir vivante et amoureuse de la vie à vélo!


Je me souviens quand Montréal avait très peu de pistes et que celles-ci n'étaient pas du tout aménagées de manière sécuritaire.

Je parle d’une époque avant même que la piste de DeMaisonneuve rejoigne l'ouest à l'est du centre-ville.


Je me souviens du manque de pistes et conséquemment, les nombreuses fois où je me suis quasiment fait heurtée par un véhicule sur René-Lévesque et même cette fois en hiver où j'ai été frappée sur Sherbrooke proche de Peel -heureusement seulement ma roue avant était complètement défoncée.


Je me souviens des améliorations au courant des années, la peinture au sol, les petits poteaux verts en caoutchouc, les bordures en ciment et les feux de circulation pour les vélos afin de prévenir les accidents causés par des véhicules qui tournent à gauche. Chaque amélioration, je le vivais et j'en étais (et j’en suis toujours) reconnaissante.


Je me sens en sécurité sur les pistes et je fais du vélo l'année longue, en toutes saisons.

Le nombre de vélos sur les pistes augmentent et quel plaisir!

Nous devons donc réclamer plus de pistes aménagées pour combler les besoins grandissants.

Alors quel dommage illogique de devoir se battre pour garder ce qu'on a présentement -qui n'est pas suffisant !


La Masse Critique est une voix collective nécessaire et lorsque je participe, mon cœur bat encore plus fort, j'adore cette solidarité !


Mon chant préféré lorsqu’on roule en manifestant: « libérer les cyclistes enfermés dans leurs autos ».


En effet, je ressens une grande tristesse pour ses chauffeurs qui s’attachent trop à leur confort, leur isolation, leur sens de privilège… sans aucune conscience que leur déplacement n’est qu’un automatisme ennuyeux et sans vie, néfaste pour eux et pour notre planète… un emprisonnement, oui… Nous devons les aider à se libérer pour découvrir ce bonheur pour qu’ils puissent vivre pleinement leurs trajets, pour leur santé physique, mentale et aussi pour la terre !


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